Mamadou Tidiani Coulibaly
Résumé But : Étudier l’antibiorésistance au cours des infections urinaires dans le service d’urologie du CHU Gabriel Touré. Patients et méthodes : C’est une étude prospective et descriptive, réalisée du 01 Mai au 31 Octobre 2022 au service d’Urologie du CHU Gabriel Touré, Bamako au Mali. Elle s’est intéressée aux patients hospitalisés ou en consultation externe qui avaient un prélèvement d’urines pour ECBU. Résultats : durant notre étude, sur 397 ECBU réalisés, 106 répondaient aux critères d’infection urinaire soit un taux de 21%. Le sexe masculin était majoritaire dans notre étude avec 67%. L’âge moyen dans cette série était de 46 ans avec des extrêmes allant du 7 ans à 92 ans. Dans notre échantillon : 10,4% des patients avaient été hospitalisés dans les 3 derniers mois et 22,6% avaient une notion de prise d’antibiotiques dans les 6 derniers mois. Les symptômes dominants dans notre série étaient respectivement la dysurie (31,1%) ; la pollakiurie (29,2%) et les brûlures mictionnelles (27,4%). L’hypertrophie bénigne de la prostate était majoritairement retrouvée dans 23%. Les dérivations urinaires étaient utilisées chez 18% des patients dont la moitié par sondage vésical. Les 106 souches isolées durant la période d’étude sont réparties d’une manière globale en entérobactéries, cocci à gram positif et bacille à gram négatif. Escherichia coli représentait plus du tiers des entérobactéries avec 67,84% suivi de Klebsiella pneumoniae avec près de 20%.L’étude de résistance des entérobactéries aux ß-lactamines révèle un taux de résistance élevé (80-100%) pour l’amoxicilline, la ticarcilline et la céfalotine ; un taux moyennement élevé (17-40%) pour l’association amoxicilline-acide clavulanique et les céphalosporines de 3ème génération. Conclusion Notre étude a permis de mettre en évidence le profil de résistance aux antibiotiques des principales bactéries impliquées dans les infections urinaires. Mots clés : Antibiotique, résistance, bactérie, urologie.