Benjamin Hetman, Esmé Lanktree, Carolyn Dohoo, Joanne Stares, Marc‐André Bélair, LISA JENSEN
Au Canada, les crises successives (p.ex.le syndrome respiratoire aigu sévère [SRAS] en 2003, la grippe H1N1 en 2009 et la COVID-19 en 2019) ont non seulement mis à l'épreuve la capacité d'intervention du personnel de santé publique, mais ont également transformé la façon dont les épidémiologistes de terrain sont formés.Au cours des cinq dernières décennies, la formation fédérale en épidémiologie appliquée au Canada est passée d'un petit programme en présentiel axé sur les enquêtes sur les éclosions à un écosystème de formation multidisciplinaire coordonné à l'échelle nationale, intégrant la gestion des urgences, l'équité en santé, l'adaptation aux changements climatiques et la maîtrise des technologies.Le présent commentaire porte sur cette évolution et examine l'avenir du Programme de formation en épidémiologie de terrain dans un contexte où les besoins en santé publique se recoupent et évoluent rapidement.