Moïse Pierre Exélis, Rosli Ramli, Roslinazairimah Zakaria, Azarae Hj Idris, Rabha W Ibrahim
The invasive behaving bagworm Metisa plana Walker (Lepidoptera: Psychidae) is the dominant pest defoliator of oil palm canopies, leading to substantial leaf damage and monthly yield losses exceeding 45% in Malaysia. Standard control methods involve trunk chemical injection (TCI) and spraying of highly toxic pesticides (such as cypermethrin), which affect non-target species. We hypothesized that the introduction of a native biological control agent (BCA), the Asian weaver ant (Oecophylla smaragdina F.) (Hymenoptera: Formicidae) would outperform the TCI in terms of scale and revenue consistency by controlling the bagworm population. The effective performance of the low-cost BCA treatment offers strong evidence of potential feasibility to skeptical industry players. A BCA colony was introduced with 20 brood nests translocated into four-hectare experimental plots in Felda plantations, Peninsular Malaysia. To address the nuisances caused by BCA bites to field workers, we hypothesized that essential tea tree oil (TTO) (Melaleuca linariifolia var. alternifolia) (Myrtales: Myrtaceae) is a potent preventive measure. The assessment of ant-occupied palm trees showed an absence of foliar injury with higher quality fresh fruit bunches (FFB) and oil extraction rate (OER), in contrast to the high bagworm density in unoccupied, critically damaged canopies. BCA stands out as the most productive and lucrative treatment, producing annual yield and income three times higher than any TCI group. Given the high correlation between yield variables and income, the polynomial regression Y = β0 + β1X + β22X + ε, where Y represents the predicted annual income, X denotes the yield variable (FFB or OER), β0 is the intercept, β1 and β2 are regression coefficients, and ε is the random error term] showed accuracy in modeling BCA and TCI with minimal deviation between actual and predicted annual income. Although income is inherently linked to yield variables, regression analysis was performed to quantify nonlinear relationships among productivity metrics (average yield, total yield, and OER) and evaluate the predictive performance of biological versus chemical pest management strategies. The second-order (quadratic) polynomial model demonstrated high predictive accuracy, with minimal deviation between observed and predicted annual income. The repellent effect of TTO instantly neutralized weaver ant aggressiveness, with a duration of 1 h long lasting effect. Our findings suggest that O. smaragdina is an effective alternative to pesticide control for bagworms. La chenille à sac Metisa plana Walker (Lepidoptera: Psychidae), qui se comporte comme une espèce envahissante, est le principal ravageur défoliateur du feuillage des palmiers à huile; elle entraîne des dommages foliaires considérables et des pertes de rendement mensuelles dépassant 45% en Malaisie. Les méthodes de lutte classiques reposent sur l'injection chimique dans le tronc (TCI) et la pulvérisation de pesticides hautement toxiques (tels que la cyperméthrine), qui affectent les espèces non cibles. Nous avons émis l'hypothèse que l'introduction d'un agent de lutte biologique (ALB) indigène, la fourmi tisserande asiatique (Oecophylla smaragdina F., Hymenoptera: Formicidae), surpasserait la méthode TCI en termes d'échelle d'application et de régularité des revenus grâce au contrôle de la population de chenilles à sac. L'efficacité de ce traitement par la fourmi tisserande peu coûteux constitue une preuve solide de sa faisabilité potentielle aux yeux des acteurs du secteur sceptiques. Une colonie Oecophylla a été introduite par le transfert de 20 nids contenant du couvain dans des parcelles expérimentales de quatre hectares au sein de plantations Felda, en Malaisie péninsulaire. Pour remédier aux nuisances causées par les piqûres de ces fourmis aux travailleurs agricoles, nous avons supposé que l'huile essentielle d'arbre à thé (TTO) (Melaleuca linariifolia var. alternifolia, Myrtales: Myrtaceae) constituait une mesure préventive efficace. L'évaluation des palmiers occupés par les fourmis a révélé une absence de dommages foliaires ainsi qu'une qualité supérieure des régimes de fruits frais (RFF) et du taux d'extraction d'huile (TEH), contrairement à la forte densité de chenilles à sac observée dans les houppiers non occupés et gravement endommagés. L'agent de lutte biologique s'impose comme le traitement le plus productif et le plus lucratif, générant un rendement et un revenu annuels trois fois supérieurs à ceux obtenus avec la méthode d'injection chimique du tronc ou endothérapie systémique. Compte tenu de la forte corrélation entre les variables de rendement et le revenu, le modèle de régression polynomiale Y = β0 + β1X + β2X2 + ε, où Y représente le revenu annuel prédit, X la variable de rendement (RFF ou TEH), β0 l'ordonnée à l'origine, β1 et β2 les coefficients de régression, et ε le terme d'erreur aléatoire] a démontré sa précision pour modéliser les méthodes de lutte biologique et chimique, avec un écart minime entre le revenu annuel réel et le revenu prédit. Bien que le revenu soit intrinsèquement lié aux variables de rendement, une analyse de régression a été effectuée pour quantifier les relations non linéaires entre les indicateurs de productivité (rendement moyen, rendement total et TEH) et pour évaluer la performance prédictive des stratégies de lutte biologique par rapport aux stratégies chimiques. Le modèle polynomial du second degré (quadratique) a fait preuve d'une grande précision prédictive, avec un écart minime entre le revenu annuel observé et celui prédit. L'effet répulsif de l'huile d'arbre à thé (TTO) a immédiatement neutralisé l'agressivité des fourmis tisserandes, assurant une efficacité prolongée d'une heure. Nos résultats suggèrent qu'O. smaragdina constitue une alternative efficace à la lutte chimique contre les psychides.