Antoine C. Dussault
Résumé Cet article examine la conception téléo-sélectionniste du bien propre proposée en éthique de l’environnement afin de rendre compte de l’aptitude d’entités biologiques non sentientes (organismes, espèces, écosystèmes) à être affectées positivement ou négativement par les états de choses du monde. Je montre le lien qu’elle établit entre un tel bien et la possession par une entité d’une organisation fonctionnelle téléo-dirigée au sens de la théorie étiologique sélective de la fonction défendue en philosophie de la biologie. Je fais ensuite ressortir ses deux principales vertus et deux de ses limites.